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Reportage

Lundi 12 janvier 2009 1 12 /01 /Jan /2009 18:24

La bande d'Irredente vient de crapahuter à travers l'Italie, entre Ligurie et Toscane. Ce beau voyage de découverte a étendu notre univers artistique, en étudiant ce qui se fait à Pise, Florence, Sienne... Les merveilles de ces cités, ainsi que celles de Montepulciano, Arezzo, San Gimignano ont comblé nos yeux, de paysages, duomo et retables. Face aux grandes oeuvres de Piero della Francesca, Ambrogio Lorenzetti, Brunelleschi, Michel-Ange... nous avons engrangé moult matériaux visuels, soulevé quelques idées... Nous sommes également intervenus sur place: lecture a été faite de Facétie toscane à San Miniato al Monte, au lieu même de cette nouvelle de Fabien Bellat. Au cours du périple toscan fut aussi discuté le concept de cartes photographiques et littéraires, ainsi que le développement possible d'une série BD, un peu dans l'esprit des fumetti à l'italienne. Au chapitre des émotions, le passage dans les magnifiques carrières de Carrare restera particulièrement gravé dans nos mémoires. Nous y avons même fait notre petite récolte de blocs de marbre... Bref, en réponse à cette vénérable tradition, le voyage d'Italie est toujours fertile d' idées créatrices à dével opper.
Vous en saurez bientôt plus… 

Par Irredente - Publié dans : Reportage
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Dimanche 24 février 2008 7 24 /02 /Fév /2008 18:25

_miniP1000510.JPG Les Artifiques entrent en phase pratique. Ce matin radieux l’équipe Irredentesque s’est rassemblée à la villa et parc du Bois des Moutiers : c’est une grande déambulation poétique avec cinq auteurs que nous préparons. Le spectacle avance à grand pas ; des visuels sont prêts : nous pouvons les envoyer par mail.

Emilie Veneau, Fabien Bellat, Henrri De Sabates (Facinet Cissé fut absent, mais participera aux Artifiques les 10-11 mai), rejoints par une nouvelle voix, celle de Clément Lemoine, ont investi les jardins délicats et évocateurs. C’est chose fantastique que de prendre possession du lieu pour y ajouter les mots à la nature paysagée. Parmi les arcades, pergolas, édicules, marches, cours dérobées, bosquets plus ou moins secrets, soudain les poèmes fusent, sonores et surprenantes évocations racontant subitement une histoire, celle de la grâce du Bois des Moutiers, une harmonie étonnante.

Par Irredente - Publié dans : Reportage
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Jeudi 23 août 2007 4 23 /08 /Août /2007 20:28

Sous les murs blancs ici un paysage de limpidité nordique, là un portrait dont le plan serré marque d’une effigie toute de douceur : nature ou humanité, deux tableaux au glacis transparent, vaporeux, comme surgissant d’un halo. Personnalité entière et même inquiète, Ella Ngovan a une saisissante capacité à peindre le calme, la sérénité. Son pinceau se charge de vivacité puis s’apaise dans l’image, qui garde sa tension et pourtant transmets une sobre tranquillité, dont le spectateur cherche à découvrir l’origine.

Tandis qu’elle sort les toiles de leur abri, d’inattendus rapprochements se forgent, quand un paysage vient répondre à l’intensité d’un portrait – la peinture d’Ella Ngovan a l’humanité d’un paysage intérieur. Ainsi paysages et visages dessinent une puissante, évidente complémentarité, diptyque où l’émotion se poursuit à travers les champs et la neige.     

Cette rencontre à l’atelier d’Ella était l’occasion de causer parmi les chevalets des images à réaliser pour le recueil de Fabien Bellat : Lacrimosa. Les poèmes disent les incarnations du sacré, l’atmosphère laissée par un monde d’églises, réconfortantes ou inquiétantes. L’illustration est toujours une aventure, l’alliance de deux univers entre travail de la couleur et recherche de l’expression, pour l’apparition sensible des images aux côtés des mots.  

Une histoire : dans une période de doute Ella Ngovan voulut peindre un œuf. Les Flamands anciens avaient le brio troublant de brosser les reflets sur un verre de table ; ceux qui savent la difficulté d’un tel exercice sauront la mesure de courage qu’il faut pour rendre la présence d’un simple œuf, ce cauchemar de brillances sous la forme d’une banale coquille. Cela explique mieux l’intensité de ses portraits aussi bien que de ses paysages ; chacun d’eux naît d’une nécessité personnelle, d’une empathie réelle avec la personne ou le lieu, tous sont une volonté d’accomplissement.    

 

Par FB - Publié dans : Reportage
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