Dimanche 8 juillet 2007
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16:00
Emilie Veneau vient de rejoindre l’équipe d’Irredente : nous sommes désormais quatre poètes, pour une activité étendue entre Rouen, Paris, Saint-Brieuc.
Sous l’égide d’Emilie, nous montons une intervention poétique dans les ruines (XII° siècle) de l’ancienne église de St André-les-eaux, toujours dans les Côtes d’Armor. Le lieu est mystérieux. Des
marais, des lacs, la fertilité des eaux et des ajoncs dissimulés sous les zones boisées. Et la silhouette minérale, presque chantante, de ce sanctuaire aux murailles déchiquetées. C’est dans la
clairière, sous la protection tutélaire de cette église comme une apparition romantique, que nous disons nos poèmes, chaleureusement applaudis par le public de la fête participative de St
André-les-eaux.
Il y a des cyniques pour se moquer de ceux qui font des interventions dans les petits villages ruraux. Mais les snobs ne comprennent rien à la force d’une clairière sacrée – et pourquoi la poésie
ne devrait se dire que dans des bibliothèques fossilisées ? Il suffit parfois d’un mur séculaire, de quelques arbres et d’un rayon de soleil pour donner toute sa lumière à une suite de
poèmes.
Par FB
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Samedi 7 juillet 2007
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20:30
Saint-Brieuc, Côtes d’Armor, salle de la Ville Hellio. Ce soir, représentation de la pièce W, par Fabien Bellat et Henrri de Sabates, mise en scène par le Libre Théâtre, avec Angel Perez
et Nicolas Cabry.
Pour
les
auteurs, c’est un moment d’émotion de voir leur pièce jouée, et surtout avec brio. Car la pièce demande des acteurs solides : le public l’a bien senti, qui a été impressionné par les
performances, captivé par la puissante allégorie de W, et même a connu quelques moments hilares, devant les mésaventures de Séraphin avec la cafetière de Ferdinand, ou la scène du
frigidaire tombé du plafond. Le public a évidemment demandé à Fabien et Henrri la signification du titre, W, mais ils ont résisté à la torture, comme leur personnage de Ferdinand. Devant
la qualité du travail accompli par le Libre Théâtre, Irredente souhaite faire tourner la pièce avec la compagnie, d’autant qu’on a déjà travaillé avec Angel Perez sur le court-métrage Persona
non grata.
Surveillez bien le site d’Irredente : avec un peu de chance (et de ténacité) on aura la joie d’annoncer d’autres représentations de W dans les mois à venir.
Par FB
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Jeudi 28 juin 2007
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16:00
Une intervention réalisée dans l’urgence, avec Facinet Cissé, Henrri de Sabates et Fabien Bellat. Le lieu : Montrouge, ex entrepôt des éditions Albin Michel, 45 rue de la Vanne. C’est
Vincent Prieur, un peintre ami de Fabien Bellat qui lui a fait découvrir ce site exceptionnel. Devant la beauté industrielle, métallique et mélancolique, le sang de Fabien n’a fait qu’un
tour : il faut organiser une lecture de poèmes ici !
C’est chose faite : pendant deux heures, le trio a déclamé à coup de mégaphone, dans les allées vidées de ce vaste désert industriel, où les ténèbres retentissaient d’un écho portant avec
complicité nos paroles, sur six étages, parmi les poutrelles, les vieilles presses, les tubulures et les rails. Le mégaphone est un outil très social, très manifestation : il était
réjouissant de le détourner pour en faire l’oliphant de nos chants. Le métal, le béton, la poésie.
Pour s’avancer sur l’avenir, disons aussi que Vincent Prieur va être l’homme graphique du recueil sur les statues équestres que vont réaliser en commun Facinet Cissé, Henrri de Sabates, Emilie
Veneau, Fabien Bellat, sous la direction de ce dernier. Le site impressionnant de Montrouge a été l’occasion d’un premier grand travail sur la parole en vers, prose et slam. L’expérience nous
donne envie de poursuivre.
Par FB
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Samedi 23 juin 2007
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16:00
Irredente veut mettre un peu de vie poétique à Rouen. Irredente veut promouvoir la création artistique, surtout la création. Pour le moment, nous développons d’abord le cycle des lectures de
poèmes. Nous sommes persuadés qu’il y a là une forme d’expression artistique à faire redécouvrir, à partager. Nous faisons donc notre troisième spectacle au 148 rue Beauvoisine. Le temps est plus de la partie, et les spectateurs, d’abord perplexes, s’amusent à nous voir passer parmi les rayonnages divers, et à leur murmurer ou
déclamer des poèmes à l’oreille. Joseph Trotta nous dit qu’un saloupiau a volé notre affiche mise sur sa vitrine : après tout on le prend comme un compliment. Ce voleur a l’air d’aimer nos
flyers, à défaut de venir écouter nos poèmes. Nous l’invitons cordialement à visiter notre site : http://irredente.free.fr/ ; il aura en toute légalité les images et annonces de nos prochains spectacles.
Par FB
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Mercredi 20 juin 2007
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20:00
Pour c
ette fin d'année universitaire riche en actualités (lectures à Rouen et Montrouge, représentation de W à St-Brieuc),
l'association Irredente a été invitée sur les ondes de
Radio-Campus Rouen 101.3 FM.
C'est dans l'émission "L'assoc' piquante" qu'est intervenu Henrri De Sabates pour présenter les activités d'Irredente en répondant aux questions de l'animateur Yann. Ce fut également l'occasion de
proposer quelques extraits poétiques, déclamés en direct à la radio, comme avant-goût des lectures annoncées.
Par HDS
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Samedi 19 mai 2007
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16:00
Joseph Trotta nous connaît depuis des années : sa boutique est un rendez-vous essentiel des amateurs de littérature rare. Et en plus il existe peu d’endroits où on peut improviser une criée
poétique… Henrri de Sabates et Fabien Bellat ont récidivé. Ils ont presque été déçus : la boutique avait été rangée. Les poèmes ne cachaient pas leur tristesse, de ne plus savoir où se
parler, dans la caverne des livres.
Par FB
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Samedi 14 avril 2007
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16:00
Il y a un début à tout, n’est-ce pas ? Et bien, l’association Irredente fait son premier spectacle dans une librairie cataclysmique, un capharnaüm livresque, un maelström bouquiniste.
C'est-à-dire que Henrri de Sabates et Fabien Bellat ont lu leurs poèmes dans la boutique de Joseph Trotta, 148 rue Beauvoisine, Rouen.
Pour ceux qui ne connaissent pas l’antre du compère Joseph, imaginez la tour de Babel enfermée dans quarante mètres carrés. Pour les personnes averties, ce sera plutôt cette question cruciale et
surréaliste : mais comment ont-ils réussi à grimper sur les échelles et à sauter d’un rayonnage l’autre, sans faire s’écrouler toute la pile du théâtre, de l’histoire, de la Normandie ?
Et comment Henrri et Fabien ont pu déclamer sur la tête de lecteurs ébahis ? La preuve par photos.
anti_bug_fc
Par FB
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